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dimanche 23 octobre 2011

Conscience du corps - Contrôle du mental

Dans Les 7 Clés du Bonheur, Deepak Chopra présente sa ns ambages la conscience du corps comme la première clé du bonheur. «Le corps est le lien entre vous et l'ordinateur cosmique qui organise simultanément une infinité d'évènements. (...) Votre premier guide vers le bonheur est votre corps. Le corps est conçu pour être le siège de l'esprit et, en travaillant ensemble, ils créent un état qu'on appelle le bonheur.»

Deepak Chopra partage les vues de Nisagardatta Maharaj selon qui l'être humain est un corps dispositif psychosomatique corps-esprit. Ces sciences jumelles que sont le yoga et l'ayurvéda voient l'être humain comme un microscome du macrocosme. Les asanas du hatha-yoga, les asanas, sont des exercices psychophysiques - gymnosophiques disaient les Anciens. Leur action se fait sentir au niveau du corps et du mental selon la plus pure application de l'axiome: mens sana in corpore sano. Ces exercices restaurent la vitalité, l'énergie circule sans entraves, le mental s'apaise et il en découle un bien-être général.

Voilà pour les effets directs du hatha-yoga. Sauf qu'une action plus décisive peut être entreprise au niveau du mental et c'est le rôle précis de la méthode Coué dont nous aimons vous entretenir et vous inciter à la pratique.

L'argent ne fait pas le bonheur!

La déesse Moneta 
Difficile de convaincre qui que ce soit que l'argent ne fait pas le bonheur... Autrement, il faudrait supprimer toutes les loteries dans le monde qui sont pour plusieurs la seule façon -bien que très aléatoire - d'aspirer à une grande richesse. On a beau dire que les habitants des pays les plus pauvres sont les plus heureux, je n'en vois pas beaucoup échanger leur confort contre la malédiction quotidienne des plus malmenés de la planète.Au contraire, tous les humains aspirent à vivre dans un climat de paix et de prospérité pour tous.

J'adore ce petit fait divers qui montre bien que l'argent est un bien désirable et un élément important du bonheur.En France,  une vieille âgée qui avait survécu dans  une pauvreté abjecte avait gagné un gros lot substantiel, À l'intervieweur de la télé qui lui demandait de commenter l'axiome courant: « l'argent ne fait pas le bonheur», la vieillarde hésita un moment avant d'énoncer ce commentaire d'une sagesse inouïe: «Ceux qui disent que l'argent ne fait pas le bonheur ou bien n'en ont jamais eu on n'en ont jamais manqué.» Fin de la citation.

Il n'est pas aisé toutefois de régulariser son rapport avec l'agent, d'en faire une relation saine et heureuse!

Le but de tous les buts

Toutes les activités humaines tendent au bonheur (la vie). Cela depuis la nuit des temps. S'il en est autrement, ou s'il en semble autrement, c'est en raison de l'erreur ou de l'ignorance. Plusieurs perdent pied ou carrément trépassent dans ce processus, mais la vie elle-même continue.

 Rien ne peut arrêter la vie. Elle est tenace. Observez ses moindres manifestations dans la nature. La nature est l'expression du Divin qui est lui-même la vie.

La vie renaît sous d'autres formes lorsqu'on la croit éteinte. La vie est ce qui n'a pas de fin. Ma seule certitude est celle du changement constant et la fin inéluctable de mon corps terrestre dans l'espace-temps.

Les civilisations succèdent les unes aux autres selon la cadence de la  trimurti hindoue de création (Brahma), de préservation (Vishnu) et de destruction (Siva). C'est la conscience cosmique, la conscience d'un cosmos (non d'un chaos), qui obéit à des lois incontournables.

Foin du renoncement!

Loin de moi l'idée de prôner le renoncement ou le dédain des richesses. J'ai trop vu de démunis décrier l'argent et, de ce fait, vivre dans la misère. Dès que l'argent, le nerf de la guerre, fait son entrée dans leur existence un sourire apparaît sur leurs lèvres et l'espoir renaît. Il faut que les besoins élémentaires (vitaux) soient satisfaits pour que le mental s'apaise. Tant qu'il a faim et soif et qu'il est sans logis, l'individu n'a de cesse que de se préoccuper de sa survie. La peur du lendemain est un incitatif à se mettre au travail. Gagner sa vie est une nécessité et la plus élémentaire des obligations.

 Entendons-nous, l'hindou ne méprise pas ce dont il jouit que ce soit kama (le plaisir sensuel) ou artha (l'argent). L'un et l'autre représentent les deux premiers bras de la déesse Lakshmi dont les 4 bras représentent les 4 directions de la vie.  Les deux dernières sont dharma (le devoir) et moska (le salut ou libération).

Les yogis s'engagent plus directement sur la voie de la libération alors que les bhogis, les gens ordinaires, visent eux aussi à la libération mais en pérégrinant à travers les méandres de kama et d'artha. On ne trouve pas ailleurs que dans les Écritures védiques  d'exposés plus complets et explicites de conduite de la vie.

On ne peut renoncer à ce qu'on pas. On a vu au Québec, par exemple, les nonnes et les religieux défroquer quand l'argent a fait son apparition sur le territoire. Dans les années de la grande noirceur, l'entrée dans les ordres apparaissait comme la voie offerte à tous ceux qui ne pouvaient prétendre à kama, faute d'artha. Car artha, je le soutiens, est le plus puissant des aphrodisiaques et est indispensable à la poursuite de kama.
On trouve aussi nombre de soi-disant adeptes du renoncement prêcher le détachement dans leur propre intérêt.

Dans nos sociétés industrialisées, la vie en solo est devenue plus facile et s'impose de plus en plus comme la norme. Les femmes sont financièrement indépendantes et les personnes âgées trouvent refuge dans des résidences aménagées à leur intention.

Donc, le renoncement n'est pas la voie du bonheur. Ne pas confondre également renoncement et détachement! Quant aux différentes considérations sur la vie humaine, nous y reviendrons à propos de Lakshmi et la Loi de Manu.

Les noms du bonheur?

Après des millions d'années de vie sur terre, à une époque où on se croit très avancé, du moins en ce qui a trait aux progrès technologiques et scientifiques, on a bien du mal à définir le bonheur. Quid du bonheur?Qu'est-ce que ce bien éminemment désirable et fugace, impossible à contenir ou harnacher, à fabriquer et même à vendre ou acheter.

Même les spécialistes et les professionnels en la matière ne s'entendent pas sur des définitions du plaisir, du bonheur, de la joie ou de la félicité et de la béatitude.

On s'entend pour reconnaître que le plaisir physique, la jouissance des sens, n'est pas le bonheur. À petites doses, le plaisir est bon et agréable, mais en surdose il dégénère rapidement en déchéance et peut même entraîner la maladie et la mort. Les excès de quoi que ce soit sont donc à éviter. La voie du milieu, la modération est donc la voie de la sagesse, de la vertu et du bonheur.

Le bonheur se produit dans le dispositif psychomatique corps-esprit. Le bonheur est un état de paix intérieure, de contentement (santosha). Il s'agit donc d'un moment de positivité sans la moindre connotation négative, ou alors si peu.  Le bonheur de l'un fait le malheur de l'autre. Dificile d'être heureux en ce monde sans porter atteinte à celui d'autrui. Mais pour difficile qu'il est le bonheur en ce monde n'est pas impossible. Il existe autant de formes de bonheur qu'il existe d'individus. 5 éléments primordiaux, assujettis aux 3 gunas, produisent des trilliards d'individus uniques, différents les uns des autres et semblables à la fois.

Le  bonheur, à la différence du plaisir,  peut être durable si on arrive à s'y installer. Quant à la joie, elle semble une manifestation passagère, un ersatz de bonheur ou de plaisir, limitrophe du plaisir et du bonheur, qui repart comme elle est venue, La joie n'est pas le fruit  d'une pratique spirituelle (sadhana), mais résulterait plutôt d'un évènement fortuit et agréable. Toutes ces appellations sont des questions de sémantique dont la signification risque de varier selon la langue d'usage et même selon les individus.

Ananda est  la félicité ou béatitude, propre monde du yoga. Les maîtres spirituels hindouistes (gourous)  nous laissent entrevoir ce bonheur absolu ou cette joie suprême et nous invitent à l'éveil qui mène à l'illumination. Ce  sont là des thèmes qu'il vaut mieux réserver aux experts en la matière, ce à quoi je ne peux prétendre,

Un souffle à fois

Il existe en Orient, plus précisément en Inde, une longue tradition de sagesse et un vaste compendium de sciences, comme le yoga, parfois considérées comme ésotériques. Toutes ces sciences - bien que différentes et issues de différents systèmes philosophiques, ne sont pas contradictoires et s'imbriquent les unes aux autres.

Le pranayama, la science du contrôle de la respiration, constitue le quatrième des 8 membres du raja yoga (yoga royal), aussi  appelé asthatanga yoga. Les sûtras de Patanjali, recueil de 195 aphorismes, sont  l'ouvrage de référence en la matière. Leur origine, quant à leur auteur et leur date de rédaction, est imprécise. Ils dateraient d'1 à 5 siècles avant notre ère en raison d'avis divergents.. Ce que nous appelons yoga en Occident, les postures ou asanas qui constituent le hatha-yoga,  sont le troisième membre de l'asthanga-yoga.

 Le souffle est ce qui nous relie au Cosmos ou plus précisément ce qui relie le dispostif psychosomatique corps-esprit à l'Univers. Le pranayama est une science complexe et détaillée du souffle,comme il n'en existe dans aucune autre tradition sur terre. Il existe 5 différents types de souffles avec chacun une activité spécifique. Il existe une relation étroite entre le mental et le souffle et cette relation est à la base du raja yoga (yoga royal) aussi appelé asthanga Les sutras de Patanjali  et l'étude de cette relation est le raja yoga ou  yoga royal, contrôle du mental, qui mène à la libération de la souffrance. Le contrôle du mental, la maîtrise de soi, est la conquête du bonheur.

Notre existence sur terre, est une suite de souffles du premier au dernier, comme une chaîne dont les maillons sont juxtaposés et non entrelacés. Il y a un intermède entre chaque inspir et expir. La vie s'arrête et recommence pour ainsi dire.

Au siècle dernier, la prière de la sérénité a fait son apparition dans les rangs des AA. On y prône l'acceptation des choses qu'on ne peut changer, la volonté de changer celles qu'on peut changer et surtout la sagesse de voir la différence. Surtout, on recommande de vivre «un jour à la fois», c'est-à-dire sans regrets du passé ni soucis de l'avenir.

Avec l'influx récent des philosophies orientales, le concept d'«ici et maintenant» a fait son entrée en Occident. Force est venue aux psys de toutes traditions de rallier cette notion.

 «Ici et maintenant» a trait au souffle en cours,c'est-à-dire en cet instant présent, charnière entre le passé et le futur.

Bienfaits de l'attention

L'attention est devenue très tendance ces dernières années dans les hauts-lieux de la psychologie occidentale. On parle de «déficit de l'attention» - dispersion du mental - comme un désordre majeur à soigner au moyen de médicaments, issus d'une pharmacopée des plus modernes.

Plus à l'Est, l'attention n'est pas un phénomène nouveau,  Swami Sivananda revient sans cesse sur l'importance de focalisation ou concentration de l'attention (one-pointed mind). La concentration (charana) est d'ailleurs un des huit membres du yoga tel que mentionné entre autes dans les sutras de Patanjali quelques siècles avant notre êre.

Le mouvement de la Nouvelle Pensée au début du vingtième siècle a d'ailleurs repris à son compte ce thème de l'attention. Des auteurs comme James Allen et Charles F. Haanel se sont attachés à démontrer comment l'attention concentrée devenait de l'énergie concentrée. L'attention concentrée devient comme le faisceau de lumière, réfléchi par une loupe ou un miroir, qui embrase la forêt.

La concentration de l'attention- focalisation du mental - est le premier pas vers le succès. On ne spécifie pas ici s'il s'agit de succès matériel ou spirituel, car le succès ne connaît pas de division. Il est ou il n'est pas.

samedi 22 octobre 2011

Groupe de soutien du bonheur

Il n'existe pas à ma connaissance de groupe de soutien du bonheur. Il  existe par contre des groupes de soutien ou de relation d'aide pour nombre de causes, des plus sérieuses au plus risibles. Le bonheur, l'innommé fantomatique et fugace, qui semble toujours échapper à ses poursuivants, reçoit bien peu d'attentions. Il faudrait le convier, le cajoler, le préserver, le retenir... Nenni, on n'en fait rien. On s'imagine que le bonheur va s'inviter de lui-même et s'installer à demeure.

Le bonheur est capricieux, fragile, imprévisible. Il faut le domestiquer, apprendre à le connaître, le saisir au passage. Un groupe de personnes aux intérêts similaires  est un instrument précieux de partage et de soutien. Sûr que l'on pourrait cultiver son petit bonheur soi-même isolément, mais la vie en société suggère le contraire. L'être humain est un animal grégaire. Il semble préférer s'agglomérer avec les autres dans les villes plutôt que de vivre  à la campagne ou en ermite en des endroits plus sauvages et éloignés. Un groupe de soutien est un rassemblement de personnes où l'énergie circule et où les uns et les autres mettent en commun leurs expériences bonnes ou mauvaises afin de progresser.

Qu'est-ce que le bonheur?

Si on vous demande à brûle-pourpoint ce qu'est le bonheur, peut-être allez-vous demeurer bouche bée. Et si de surcroît on vous interroge afin de savoir ce qui vous rendrait heureux, vous aurez sans doute un moment d'hésitation avant de répondre l'argent, l'amour, la santé, le succès ou que sais-je encore...Sauf que le bonheur ne se limite pas à l'un ou l'autre de ces biens, au demeurant fort désirables.

 À quoi vous sert tout l'argent du monde si vous êtes privé de liberté? L'amour peut-il survivre dans la pauvreté ou la maladie? Bref, on le voit, la recette du bonheur ne se limite pas à un ingrédient unique. Il faut la synchronicité de plusieurs facteurs pour obtenir cet état sublime.  Barefoot Doctor dans La Vie que je veux dresse la liste de 31 éléments indispensables au bonheur dont le premier est l'air pur et le dernier, et non le moindre, est l'argent.

Le bonheur est un état plutôt qu'une chose. C'est un état que l'on assimile à la paix intérieure. Peut-être est-ce tout simplement santosha,  contentement.ou satisfaction, un état d'équanimité où la vision des choses n'est pas déformée par les attentes personnelles.Santosha, cela pourrait être la gratitude, l'appréciation des petites choses qui témoigne d'un coeur bienveillant.

Droit au but ...

Le bonheur n'est pas le but ultime de la vie, une fin à atteindre,  mais plutôt le but premier. C'est le bonheur   qui permet d'atteindre toutes les bonnes choses de la vie. L'argent ne fait pas le bonheur, mais le bonheur attire la postérité. Encore faut-il savoir ce qu'est le bonheur ...

Ce qu'il importe de savoir à propos du bonheur, ce n'est pas tellement le quoi que le comment, c'est-à-dire la façon de l'atteindre, de le préserver, de le cultiver. Un ancien patron avait coutume de me dire que le substrat de la vie était 99% d'enthousiasme. Aussi bien dire que lee bonheur est la vie elle-même,

Vivre, c'est être heureux... La  pensée positive est le «comment» du bonheur. À ce propos,  la méthode Coué de pensée positive demeure  insurpassée. La pensée positive est tonique,  la pensée négative est toxique

. Encore faut-il être attentif à sa pensée pour savoir si elle est positive ou négative?